Les procédés de transformation de l’acier

L’acier est un alliage issu du minerai de fer. Bien qu’existant depuis des siècles déjà, la popularisation de l’acier est vraiment venue lors de la démocratisation de la sidérurgie, propulsée par la révolution industrielle et les besoins insatiables des entreprises manufacturières pour les matériaux. Éventuellement, vers la fin du 20e siècle, les procédés furent à nouveau améliorés pour favoriser une production massive et moins dispendieuse de l’alliage, permettant aux aciéries canadiennes de maintenir un avantage comparatif malgré l’émergence de compétiteurs à l’échelle internationale.

Aujourd’hui, l’industrie se trouve dans une phase de transformation et de personnalisation de son offre. Dans cet article, réalisé en collaboration avec Acier Ouellette, nous étudierons quelques procédés de transformation de l’acier.

Acier

La galvanisation

La galvanisation vise à empêcher la corrosion de l’acier. En enduisant la surface d’une fine couche de zinc, souvent par le biais de l’immersion dans un bain de zinc en fusion, il est possible de prolonger la durée de vie du matériau de façon importante.

La galvanisation peut être réalisée à chaud (par immersion) comme à froid. Dans ce dernier cas, il s’agit plutôt d’un traitement à l’aide d’une peinture en aérosol. Contrairement au procédé précédent, il n’y aura pas de « mélange » entre l’acier et le zinc; l’efficacité restera tout de même supérieure à celle d’une peinture antirouille régulière.

(Source : http://www.acierouellette.com/specialises/galvanisation-acier.html)

L’anodisation

Avec l’anodisation, il est possible de protéger ou de décorer un alliage en appliquant une couche électriquement isolante. Encore une fois, elle permet de limiter la corrosion; par contre, c’est procédé qui contribue aussi à offrir une meilleure résistance à la chaleur et à l‘usure.

L’épaisseur de la couche dépendra de l’usage qu’on compte faire de l’alliage. Par exemple, une structure intérieure se contentera amplement d’une couche de cinq microns. Par contre, de l’acier qui entrera en contact avec de l’eau de mer devrait plutôt être anodisé à 20 microns ou plus de façon à mieux résister à l’agression du sel. Dans les cas les plus lourds, on parlera même d’anodisation dure (25 à 200 microns).

Le polissage

Alors que certaines pièces d’acier n’ont qu’une fonction pratique, l’esthétique peut être très importante lors du choix d’une pièce. Pour faire briller l’alliage ou lui donner un fini lustré, il est possible de faire appel au polissage. Divers équipements peuvent être utilisés pour arriver à cette fin : le disque à polir, les tourets, les ponceuses… le tout dépend du type de pièce et de la compagnie en charge du mandat.

L’ébavurage

Il faut d’abord mentionner que la coupe de l’acier est généralement réalisée à l’aide d’une scie au plasma ou encore une scie numérique. Dans tous les cas, l’alliage se retrouvera avec des coins coupants ou inégaux.

L’ébavurage est un procédé qui permet de créer une finition beaucoup plus jolie et moins dangereuse sur les côtés de votre pièce.  Il sera souvent réalisé à l’aide de méthodes robotisés.

Le cintrage

Comme dernière transformation de l’article, nous étudierons le cintrage : c’est un procédé qui déforme l’acier de façon mécanique. Plusieurs industries peuvent avoir recours à une telle méthode, du milieu industriel jusqu’aux fabricants de véhicules récréatifs! On réalise principalement le cintrage sur des tubes ou encore sur des barres.

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