Qu’est-ce que le sablage au jet?

L’industrie du nettoyage et de l’entretien de bâtiment est beaucoup plus complexe que ce qu’on pourrait croire à première vue. Il n’est pas questions de se limiter à la moppe et à l’équipement peu avancé lorsque vient le temps de déloger les taches et de faire reluire une surface! Pour décaper cette même surface et lui offrir un aspect plus lisse, il faudra généralement faire appel à des compagnies offrant un service bien spécialisé, le sablage au jet.

Au Québec, on retrouve des dizaines de compagnies qui offrent le sablage au jet, mais bien peu de gens qui en connaissent les implications et les utilités. C’est pour cette raison que nous tenterons aujourd’hui de démystifier ce procédé et de voir s’il pourrait vous être utile un jour.

Sablage au jet

Une définition de base

Le sablage au jet, qu’on nomme plutôt sandblasting dans les milieux anglophones, est un procédé qui existe depuis fort longtemps : on dit que le premier brevet daterait d’environ 1870!

En gros, c’est un procédé qui consiste en la projection de particules très fines sur une surface afin de la nettoyer ou de la décaper. Malgré l’utilisation du terme sablage, ce ne sont pas seulement les plages qui peuvent approvisionner les équipements! On dit même que le sable pouvait créer certaines maladies pulmonaires chez les trravailleurs qui l’inhalaient trop souvent, d’où son remplacement par certains matériaux comme la grenaille d’acier, les écailles de noix, les noyaux d’abricots… bref, bien des particules fines peuvent faire le travail!

Quel équipement utilise-t-on?

Sans surprise, on utilise une sableuse pour faire du sablage. Ces appareils ont en moyenne une capacité de 40 litres et sont adaptés à toute sorte de travaux : la même machine peut sabler un châssis de voiture pour ensuite être utilisée sur une structure de métal ou sur du béton.

Jet libre ou recyclage?

Les appareils à jet libre, qui sont assez communs, relâchent l’abrasif utilisé dans l’environnement. C’est une solution qu’on pourrait considérer comme un peu plus « sale » qu’avec les appareils utilisant une fonction de recyclage. Ces derniers, qui utilisent une cabine ou une chambre de sablage, sont plutôt capables de récupérer une bonne partie de la solution abrasive une fois qu’elle est utilisée.

Dépression ou pression?

Comme la sableuse à dépression mélange le sable avec de l’air comprimé, en opposition avec un système à pression qui permet de projeter de l’abrasif pur, elle est un peu moins puissante.

Comment fonctionne l’équipement?

En gros, l’appareil possède un récipient dans lequel on peut enfourner l’abrasif. Un système permet d’aspirer le sable et de le projet à travers d’une buse (un bec), ce qui créera une pression minimale de 8 kilogrammes par centimètre carré.

Dans certains cas, pour éviter la formation de poussière lors des opérations, on pourra ajouter un jet d’eau au jet d’abrasif.

Sablage de machine au jet

Utilise-t-on uniquement de l’abrasif?

En fait, le sable, les grenailles de métal ainsi que toute autre substance utilisée permettent surtout de briser les imperfections d’une surface donnée. Cette dernière ne devient pas « propre et lisse » par défaut mais elle facilite énormément le nettoyage de la surface, qui deviendra alors très lisse.

Sablage au jet ou glace sèche?

Parmi les nombreuses solutions existantes pour nettoyer une surface, on retrouve également la glace sèche, qui fait appel à une solution de CO2 tempérée à -79 degrés Celsius. C’est une approche qui est un peu plus douce que la précédente et qui est surtout utilisée pour les surfaces délicates ou fragiles.

Typiquement, on s’en servira pour les plus petits boulots qui ont besoin d’être plus économiques et de ne pas laisser de résidus ou de dépôts. Même si on parle de « glace », c’est un procédé qui permet le nettoyage à sec et qui est sécuritaire même avec les appareils électriques et électroniques, tout comme la peinture.

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