Comment entretenir et réparer sa maçonnerie?

Le Québec est une province où l’hiver fait un grand nombre de dégâts. Que ce soit au niveau de la toiture, de l’état des routes ou même de votre maçonnerie, il est important de procéder à un entretien régulier pour éviter les bris majeurs et les dépenses qui s’y rattachent.

Aujourd’hui, Keeg.ca se concentrera sur la maçonnerie résidentielle et commerciale afin de donner à ses lecteurs quelques conseils d’entretien. Mieux vaut prévenir que guérir, n’est-ce pas?

Entretien de maçonnerie

Pourquoi maçonnerie = problèmes?

Selon Maçonnerie Richard Tremblay, ce sont les variations successives de température (gel, dégel, puis gel à nouveau…) qui provoquent des dégâts aux parements de pierres et de briques. Cela se produit lors du changement de l’hiver au printemps, bien entendu, mais aussi à chaque fois que la température chute de façon drastique pendant la nuit! Un joint en excellent état n’en fera pas de cas mais lorsque celui-ci est poreux ou effrité, il laisse passer l’eau beaucoup plus facilement et c’est là que le gel/dégel cause de petits éclatements.

La clé: l’adhérence

C’est l’adhérence de la maçonnerie qui fait une grosse différence dans sa durée de vie. Un entrepreneur qui se respecte va d’abord assurer l’adhérence du mortier à la brique ou au joint et ne bâclera pas les travaux.

Que faut-il considérer pour le rejointoiement?

Le rejointoiement est l’acte de refaire les joints d’une maçonnerie lorsque ceux-ci sont devenus trop friables ou encore trop durs. Il y a quelques points à garder en tête pour ne pas faire de bêtises:

  • Choisir une texture et une couleur de mortier de façon à ce que son esthétique ne « clashe » pas avec les anciens joints.
  • Il faut apporter un effort particulier dans la préparation du mortier. Si celui-ci est trop dur, il ne sera pas en mesure de résister aux mouvements de la structure ou encore à la dilatation et il pourrait s’endommager trop rapidement.
  • Dans le cas d’un joint friable, il faut creuser suffisamment (2 fois et demie la hauteur du joint) afin de faciliter son adhérence. On emplira le trou avec un mélange de mortier de réparation et de chaux. N’oubliez pas non plus de laisser durcir le mortier et de laisser éliminer le surplus d’eau!
  • Si vous réparez un joint ferme, utilisez un mélange moins épais mais faites attention à ce que celui-ci ne sèche pas trop rapidement, histoire qu’il ne se fissure pas.

 

Conserver l’apparence des vieux bâtiments

Lorsqu’on répare un bâtiment qui n’a été construit qu’il y a 10 ou 20 ans, il est plutôt aisé de trouver des matériaux « similaires », de façon à ne pas briser l’unité au sein de la façade. Si votre immeuble est centenaire, il se pourrait que ce soit plus difficile! Dans ce cas, envisagez de traiter avec un maçon qui sera en mesure de donner un aspect vieilli aux vieux matériaux.

source: Patrimoine Ville de Montréal

Le nettoyage de la façade

C’est le dernier élément que nous étudierons au cours de cet article.

Pour un nettoyage très simple, il est possible d’utiliser l’eau, qui sera projetée à haute vitesse sur la maçonnerie. Vous évitez les risques de décoloration ou de dégâts permanents mais il se peut que certaines saletés, comme par exemple les graffitis, ne puissent pas être effacées de cette façon.

D’autres se serviront plutôt des produits chimiques, qui sont en général plus efficaces mais qui comportent quelques risques. Par exemple, le parement pourrait se décolorer et, bien évidemment, la santé et l’environnement seront des enjeux à considérer.

Dans certains cas, des techniques dites abrasives peuvent être utilisées, mais elles représentent un risque réel pour certaines surfaces. N’y faites appel que si vous n’avez aucune option! D’ailleurs, il est recommandé de consulter la règlementation municipale et de discuter avec un spécialiste en nettoyage pour connaître l’option la plus adaptée.

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